mercredi 8 juillet 2026

Rien n'a changé mais tout a changé

D’après le recensement de 2025, un élu du congrès représente 6093 habitants s’il provient de la Province Sud, 3396 habitants s’il provient de la province Nord, 2667 s’il provient de la province des Iles.
Les loyalistes
ont 24 élus (22 en Province Sud, 2 en Province Nord) et représentent 53 % de la population de la Nouvelle-Calédonie.
L’éveil Océanien a 4 élus en Province Sud et représente 9 % de la population de la Nouvelle-Calédonie.
L’UNI
a 7 élus (6 en Province Nord, 1 élu Province des Îles) et représente 9 % de la population de la Nouvelle-Calédonie.
Le FNLKS
a 19 élus (6 en province Sud, 7 en Province Nord, 6 en Province des Îles) et représente 29 % de la population de la Nouvelle-Calédonie.

Voici la composition du congrès élu en 2019 :
Loyalistes 18 ,
Calédonie Ensemble 7,
Éveil Océanien 3,
UNI : 9 
FNLKS : 17

Les indépendantistes ont 26 élus comme en 2019, les non-indépendantistes ont perdu un siège passant de 25 à 24 et l’Eveil Océanien en a gagné un passant de 3 à 4.
C’est pourquoi, on a pu dire que rien n’avait changé après ces élections de 2026 alors qu’en réalité tout a changé.
Calédonie Ensemble a totalement disparu. C’étaient des non-indépendantistes mais très ambigus, ne perdant pas une occasion de critiquer la France et les autres non-indépendantistes. Le camp indépendantiste est maintenant totalement rassemblé.
L’UNI est sorti du FNLKS et est maintenant totalement opposé à ce qui reste du FNLKS. Il a soutenu l’accord de Bougival et est plus proche des autres partis que du FNLKS en tout cas, il est ouvert au dialogue avec les non-indépendantistes alors que le dialogue avec l'UC est impossible.
L’UC-FNLKS a rompu tout contact avec tous les autres. Il est responsables des émeutes. Il ne veut discuter qu’avec l’État et exige que l’État donne l’indépendance à la Nouvelle-Calédonie, en oubliant qu’il ne représente, au mieux, que 29 % de la population.
L’Eveil Océanien qui s’était allié avec les indépendantistes en 2019 est maintenant l’allié des loyalistes pour toute la durée de la législature.
L’UC va garder la province des Iles, mais n’aura aucun poste ailleurs. La province Nord est allé à l'UNI, la province Sud aux Loyalistes. Le président du congrès va être une Loyaliste. Le président du gouvernement va être le président de l'éveil Océanien.
Les prochaines réformes vont forcément faire gagner des représentants aux non-indépendantistes. Il faudra rééquilibrer le poids des provinces au congrès. Au passage, remarquons que la province des Îles a plus d'électeurs que d'habitants !
Enfin, tôt ou tard, il faudra donner le droit de vote aux personnes qui habitent depuis très longtemps en Nouvelle-Calédonie. 
Christian Bernardi

jeudi 2 avril 2026

Rejet de l'accord de Bougival

Nous venons d'avoir un rejet de l'accord de Bougival par l'assemblée nationale.

Avec un corps électoral, hyper gelé, car il fallait être arrivé avant 1994 pour pouvoir voter, le rapport de force est : 45 % (au mieux) pour les indépendantistes contre 55 % (au moins) pour les non-indépendantistes. Chacun des camps avait sa légitimité, les non-indépendantistes parce qu’ils sont largement majoritaires et les indépendantistes parce qu’ils étaient majoritaires chez les Kanaks.

L’accord de Bougival, c’est un compromis qui devrait rassembler 75 % de la population. Sans cette accord, tout nouveau transfert de compétence entre la France et la Nouvelle-Calédonie doit donner lieu à une modification de la constitution française. Avec cet accord il n’ y a plus besoin de la modification de la constitution française, mais seulement de l’accord des 36/56 du congrès de la Nouvelle-Calédonie. Dans ce sens, c'est effectivement une avancée vers l'indépendance car les Calédoniens peuvent décider seuls de nouveaux transferts des compétences entre  la Nouvelle-Calédonie et la France. C'est le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

L'opposition à Bougival c’est seulement la moitié de l’ex-Flnks. Un accord institutionnel est indispensable pour enrayer l’effondrement économique. Actuellement, plus personne n’investit en Nouvelle-Calédonie. En France, l’alliance des extrêmes bloque cet accord. 

Sauf si le gouvernement arrive à trouver une solution rapidement, on va vers un statut quo pendant au moins 1 an supplémentaire. Malgré une aide de l'état de 2 milliards d'euros cette année, les faillites se multiplient. Les touristes restent chez eux.

En attendant, les troubles insurrectionnels me paraissent très peu probables. Évidemment, si je trompais sur ce dernier point, ce serait, probablement, un ou deux ans supplémentaires pour parvenir au même accord, car il n'y a aucun autre accord possible. Il restera toujours des extrémistes dans les 2 blocs. Aujourd'hui, ils ont mis une sourdine dans le camp non-indépendantistes, mais sont encore présents dans le camp indépendantistes. Le RN était très fort en Nouvelle-Calédonie avant l'élection de Macron. Il peut le redevenir mais pas rapidement.

Il n'y a qu'un espoir, c'est que, aux élections provinciales de cette année, l'UC soit balayée. Si c'est le cas, la population Calédonienne pourra voter pour l'accord de Bougival avec un an de retard. Le score, à ce moment là, pourrait dépasser les 80%. C'est le seul espoir pour que l'économie de la Calédonie reparte, mais si l'UC fait plus de 25% à ces élections, où si le RN redevient présent, on aura le même scénario avec 5 ans de retard. L'avenir de la Nouvelle-Calédonie est très sombre. Sans cet accord, aucun privé n'investira un franc en Nouvelle-Calédonie, comme c'est le cas actuellement. Ce qui ne veut pas dire que l'accord suffira à faire repartir l'économie.

Je reste confiant, mais à long terme. Les paysages, le climat, la volonté du vivre-ensemble d'une majorité de la population et bien d'autres choses me font toujours croire à une évolution positive à long terme de la Nouvelle-Calédonie.

Christian Bernardi

mercredi 21 janvier 2026

L’accord d’Élysée-Oudinot

L’accord d’Élysée-Oudinot qui complète l'accord de Bougival restera dans l’histoire. Toutes les parties présentes ont fait des concessions. L'effort le plus important, c'est celui de l'état Français. C'est d'abord un effort économique très important pour une population peu nombreuse. C'est aussi des concessions institutionnelles très discutables. Les Calédoniens vont continuer à avoir la double nationalité sans restriction et les autres français vont continuer à être discriminés en Nouvelle-Calédonie. Beaucoup de régions de France vont demander un statut similaire. Cela risque d'être problématique pour la France et l'Europe.

Cet accord est évidemment une grande chance pour les Calédoniens. Il permettra peut-être une reprise économique et un apaisement sociétal. Dans tous les cas, il vaut mieux que le blocage actuel qui enfonce la Calédonie.

Il faut encore surmonter un obstacle de taille : Le vote des parlementaires français. Comme il n’existe pas d’autre voie pour que la Nouvelle-Calédonie ne s’enfonce plus avant dans le chaos économique et institutionnel, il faut espérer que les socialistes reviendront à la raison. Ce serait criminel  de torpiller ce projet. Malgré tout, si j'étais parlementaire Français, je voudrais qu'il soit amendé par le parlement, notamment sur la restriction du corps électoral.

Ensuite, il faudra que cet accord soit approuvé par un vote des Calédoniens. Le corps électoral sera très restreint parce que, pour être électeur, il faudra être arrivé sur le territoire avant 1994. Tout ceux qui sont nés sur le territoire ne pourront pas voter, seuls ceux nés avant 1994 ou dont un des parents est électeur. Malgré ce corps électoral ultra restreint, le oui l’emportera très largement. Il est probable que ce qui reste du FNLKS boycottera les élections, mais n’aura pas la capacité de recommencer les exactions et le blocage du pays.

Et après, on peut espérer que les opposants à ce projet qu'ils soient indépendantistes ou non seront sévèrement battus aux élections provinciales et que les organisateurs des exactions seront enfin jugés et retourneront en prison.

Christian Bernardi

mardi 28 octobre 2025

Bonne et mauvaise nouvelle

 Aujourd’hui, il y avait un vote décisif à l’assemblée nationale pour savoir si on pouvait reporter en 2026 les élections provinciales.  80 % des élus au congrès de Nouvelle-Calédonie avait voté pour ce report.

Ce report a été voté. C'est une très bonne nouvelle.

La moins bonne nouvelle, c’est que ce vote a été difficile, 279 pour et 247 contre. Le RN, LFI, écologistes et communistes ont voté contre. Les socialistes et le bloc central ont voté pour. Ce qui est inquiétant, c’est la position du RN. En France, le RN est contre le vote des immigrés et contre le droit du sol. Après tout, il est logique qu’en Nouvelle-Calédonie, ils aient maintenant la même attitude. Il y a un risque non négligeable que le prochain président de la république soit issu du RN. Il pourrait alors soumettre un référendum à tous les Français sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Vu ce que la Calédonie coûte à la France, le vote pourrait bien être pour l’indépendance. Plus besoin de consulter les Calédoniens.

mardi 7 octobre 2025

Les élections provinciales auront-elles lieu en 2025 ?

 Il est encore le 7 octobre à Paris, mais déjà le mardi 8 octobre à Nouméa. Je fais le pari qu’il n’y aura pas de dissolution et que les élections provinciales seront repoussées en 2026. Je vois un nouveau premier ministre nommé mercredi ou jeudi. Ce devrait être Raphaël Glucksmann ou Bernard Cazeneuve. peut-être un ou une autre que les socialistes ne pourraient censurer d’entrée. Yannick Jadot pourrait entrer au gouvernement, peut-être à la place de Dati. Tous les autres ministres seraient reconduits. Lecornu redeviendrait ministre des armées.
Christian Bernardi

samedi 4 octobre 2025

Urgent : Les listes électorales de Nouvelle-Calédonie sont fausses.

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/09/29/en-nouvelle-caledonie-le-grand-flou-des-listes-electorales_6643427_823448.html

Voici comment commence cet article réservé aux abonnés :

« Comment est-il possible, dans un pays de 265 000 habitants, d’avoir un corps électoral de 220 000 personnes ? », s’étonne l’historien Louis-José Barbançon. La question se fait pressante, à l’approche d’un nouveau scrutin provincial, qui se tiendra en novembre ou en juin 2026. En 2019, l’archipel comptait, en effet, 77 477 mineurs. Pour que les listes soient sincères, il faudrait donc que le territoire compte plus de 290 000 habitants.

J'ajoute que la question se pose aussi pour les élections législatives et pour les référendums passés et pour le vote éventuel sur un futur statut de la Nouvelle-Calédonie. 
Il y a des personnes qui ont quitté la Calédonie et qui sont toujours inscrites et il y a des personnes qui sont inscrites dans plusieurs bureaux. Et il y a aussi probablement des personnes fictives.

On a le fichier de l'Isee issu du recensement, les fichiers des listes électorales qui sont établies dans chacune des mairies de la Nouvelle-Calédonie. Il y  aussi les fichiers de l'état civil. Un traitement purement informatique assez facile et très rapide devrait permettre de croiser ces différents fichiers. 
J'ai du mal à comprendre que cela n'aie pas encore était fait. Il me semble que ce travail devrait être fait en urgence.

Christian Bernardi

mardi 30 septembre 2025

Philippe Gomès : Un loyaliste qui n’aime ni la France ni les métros

Invité du journal télévisé du dimanche 28 septembre, Philippe Gomès s’est lâché contre la France. 

La France ne donne pas assez aux Calédoniens. C’est pourtant 3 milliards d’euros pour 2024 et autant pour 2025. Philippe Gomès a fait la comparaison avec Mayotte qui aurait reçu plus et trouve cela scandaleux. Mayotte est un département français, les impôts et taxes payées par les Mahorais vont alimenter le budget de la France. Les cotisations sociales payées par les Mahorais vont alimenter le budget de la protection sociale française. Il est normal que la solidarité nationale joue à plein. La Nouvelle-Calédonie est indépendante financièrement. Les impôts, taxes, cotisations sociales des Calédoniens et des entreprises Calédoniennes vont alimenter les budgets des institutions Calédoniennes (Gouvernement, Provinces, Cafat…).  De plus, les Calédoniens sont beaucoup plus riches que les Mahorais. Ils sont d’ailleurs aussi plus riches que les français de métropole. Le Pib par habitant est comparable à celui des métropolitains et le patrimoine par habitant est très supérieur, notamment le patrimoine foncier.
Enfin, la situation catastrophique de Mayotte est due à des causes extérieures (cyclone et immigration comorienne) alors que la situation de la Nouvelle-Calédonie est due aux Calédoniens.

Il est vrai que pour Philippe Gomès le principal responsable des émeutes de 2024, n’est pas l’UC et son émanation la CCAT. "Si on est dans cette situation, c'est d'abord la faute de l'État. C'est l'État qui n'a pas su nourrir le dialogue politique pour éviter le 13 mai. Et c'est en plus l'État qui a été incapable de préparer les forces de l'ordre en nombre suffisant."  Curieusement, il ne revendique pas le transfert de la compétence du maintien de l’ordre à la Nouvelle-Calédonie. Pourtant, d’après lui, les Calédoniens auraient fait beaucoup mieux. En tout cas, le maintien de l’ordre en Nouvelle-Calédonie est financé par tous les français sauf les Calédoniens. Et les gendarmes qui sont morts pour la Calédonie étaient des métropolitains. 

Donc, pour Philippe Gomès les français de métropole ont juste le droit de payer pour la Nouvelle-Calédonie. Quant à ces Français qui, comme moi sont venus s’installer en Nouvelle-Calédonie après 1998, c’est normal qu’ils n’aient pas le droit de vote en Nouvelle-Calédonie. Le gel du corps électoral s’est fait en 2007 par une révision de la constitution. Il n’y a pas eu alors beaucoup d’hommes politiques calédoniens qui se sont opposé à ce gel mais Philippe Gomès s’est particulièrement distingué, comme en témoigne cet article : https://afrnc.over-blog.com/article-6756571.html
Philippe Gomès qui n’avait rien fait pour empêcher le gel du corps électoral en 2007, continue à ne rien faire pour le dégel.
Il y a 19 signataires de l’accord de Bougival, mais aucun représentant des exclus n’était présent à Bougival. C’est normal puisque ce sont des exclus du droit de vote. Ils n’ont pas à être représentés. 

Comme Philippe Gomès, beaucoup de Calédoniens non-indépendantistes continuent de considérer que les exclus doivent rester exclus. Ils sont aussi d’accord avec la discrimination face à l’emploi. C’est leur droit, mais personnellement je n’accepte pas de les considérer comme des compatriotes. La double nationalité déséquilibrée, prolongement de la double citoyenneté déséquilibrée est une escroquerie intellectuelle. Pour cette raison, en tant que Français, je suis contre l’accord de  Bougival.
On ne me demandera pas de voter sur cet accord, comme on ne demandera pas non plus leurs votes aux Français de métropole qui s’endettent pour permettre aux Calédoniens d’avoir un niveau de vie très supérieur à ce qu’ils auraient sans eux. 

Christian Bernardi


lundi 14 juillet 2025

L'accord de Bougival

 Pour les Calédoniens, je n'y vois que des avantages :

  • La paix et le développement économique
  • Une garantie de rester dans la France
  • Une autonomie totale.
  • C'est la France qui paye pour tous les domaines régaliens et probablement en partie pour d'autres domaines.
  • Conservation des avantages fiscaux et sur les droits de successions.
  • Conservation des droits de douane avec la France: Nuls dans le sens Calédonie vers la France, très élevés dans l'autre sens.
  • Conservation des avantages à sens unique pour les Calédoniens : Protection de l'emploi local, Droit de vote restreint pour les Français, et pas pour les Calédoniens en France.
  • Etc...

Pour la France, c'est quelques avantages et beaucoup d'inconvénients graves.

  • La conservation de la très grande ZEE.
  • La conservation d'un territoire  stratégique.

  • Un coût très élevé aujourd'hui et non maitrisé dans l'avenir. 
  • Une possible contagion. Ce statut est tellement favorable aux Calédoniens, qu'il y a fort à parier qu'il sera demandé par la plupart des régions françaises en commençant par la Polynésie Française. Corse et départements d'Outre-mer devraient suivre et ensuite Alsace, Bretagne, etc... 

samedi 10 mai 2025

La double nationalité : Est-ce possible ?

 

L’exemple de la Nouvelle-Zélande est des îles Cook nous montre que c’est possible d’avoir une double nationalité à condition que les droits soient réciproques. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, les Calédoniens sont outrageusement avantagés par rapport aux autres Français. Pour que l’indépendance-association puisse fonctionner, il faut absolument rééquilibrer les droits de chacune des parties. L’emploi local en Nouvelle-Calédonie doit être ouvert à tous les citoyens de l’Union Européenne ou bien (plus difficile à réaliser et beaucoup moins bon) les Calédoniens auraient des restrictions pour travailler en France et dans l’Union Européenne.

En ce qui concerne le droit de vote, on doit impérativement permettre à tous les Français qui résident en Nouvelle-Calédonie de voter aux élections provinciales aux mêmes conditions que les citoyens Calédoniens. Il n’y aucune raison d’instaurer une discrimination à sens unique.

Christian BERNARDI

Double nationalité : Comment cela se passe aux Îles Cook ?

Voici mes questions et le résumé des réponses de ChatGPT

Vous avez dit :

Si une personne de nationalité néo-zélandaise, va s'installer dans les Îles Cook, a-t-elle les mêmes droits que les nationaux de ces îles ? A-t-elle le droit de vote ?

ChatGPT a dit :

C’est une excellente question, car les Îles Cook ont un statut particulier : elles sont en libre association avec la Nouvelle-Zélande, mais possèdent leur propre gouvernement, leur propre Constitution et leur propre nationalité.


✅ En résumé :

  • Un citoyen néo-zélandais peut vivre et travailler aux Îles Cook sans formalité particulière.

  • Il n’a pas automatiquement le droit de vote local : cela dépend de sa résidence, de son statut d’électeur inscrit, et parfois de son appartenance à la communauté cookienne.

Un citoyen néo-zélandais qui s'installe aux Îles Cook doit :

  • Résider de manière continue aux Îles Cook pendant au moins 12 mois à un moment donné.

  • Résider aux Îles Cook pendant les 3 mois précédant immédiatement sa demande d'inscription sur les listes électorales.

Ce n'est qu'après avoir rempli ces conditions qu'il pourra s'inscrire sur les listes électorales et voter aux élections locales.

Vous avez dit :

Si une personne qui a la nationalité des îles Cook, va s'installer en Nouvelle-Zélande, a-t-il les mêmes droits que les nationaux de Nouvelle-Zélande ? A-t-il le droit de vote ?

ChatGPT a dit :
  • Oui, une personne originaire des Îles Cook a les mêmes droits qu’un citoyen néo-zélandais, y compris le droit de vote.

  • En pratique, elle n’est pas considérée comme étrangère : elle est citoyenne néo-zélandaise à part entière.


Indépendance-association

 J’ai réagi très négativement à la proposition d’indépendance-association, présentée par Emmanuel Valls. Pourtant, en y réfléchissant plus longuement, je crois que c’est la moins mauvaise solution pour les Calédoniens. Et c’est aussi, la moins mauvaise solution pour l’état Français.

Oui, c’est d’abord un projet d’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Les Calédoniens ont voté par 3 fois contre l’indépendance et donc cela paraît anti-démocratique de leur imposer l’indépendance contre leur gré. Mais, le projet d’aujourd’hui est sensiblement différent du projet sur lequel ils ont voté par 3 fois.
La première différence fondamentale est que les Calédoniens conserveront la nationalité Française alors que dans le document « Conséquences du oui et du non » il était clairement indiqué que les Calédoniens ne conserveraient pas la nationalité Française en cas du vote oui.
Une deuxième différence est que lors du vote des 3 référendums, le transfert des compétences régaliennes se faisait brutalement alors que la Nouvelle-Calédonie n’est pas prête à assumer ces compétences. C’est pour cette raison, que l’éveil Océanien a préconisé le non aux référendums alors qu’il est d’accord avec le projet d’indépendance-association. Dans ce projet, la Nouvelle-Calédonie délègue à l’état les compétences régaliennes. Certes la Nouvelle-Calédonie pourra retirer cette délégation à tout moment, mais elle pourra aussi garder cette délégation de compétences tant qu’elle le jugera nécessaire. Cela peut durer très très très longtemps. Cela m’étonnerait que les Calédoniens votent, un jour, pour retirer à l’état la compétence sur la monnaie, par exemple.

La Nouvelle-Calédonie peut-elle rester avec le statut actuel ? Je ne le crois pas. Le déclin économique de la Nouvelle-Calédonie a précédé le 13 mai. Le peu de confiance qu’avaient les investisseurs avant le 13 mai, s’est complètement évanoui après le 13 mai et il ne peut pas revenir sans un nouveau statut accepté par tous. Ce statut doit avoir la confiance des Calédoniens mais aussi celui des investisseurs extérieurs.
Tout le monde l’a répété, sans un accord global on ne peut pas espérer rétablir la confiance et l’économie.

Quelles sont les voies possibles pour la Nouvelle-Calédonie ?

1 - Devenir un département comme les autres. A par moi, personne n’en veut.

2- Le statut actuel. Il est bancal car il a été conçu comme provisoire. Il y a beaucoup d’incohérences, notamment par rapport à l’Europe. Par exemple, les lois sur l’emploi local sont contraire à l’appartenance à l’Europe.
Les restrictions sur le corps électoral ne sont pas acceptables. Elles ont été été conçues comme provisoire comme le statut actuel de la Nouvelle-Calédonie.
Il y a aussi l’impossibilité de réformer, notamment les retraites.

3- La partition de la Nouvelle-Calédonie. C’est presque impossible à réaliser notamment à cause de la situation du Mont-Dore et de la tribu de Saint-Louis. Et, il ne résout rien sur les problèmes économiques.

4- Le projet présenté par Emmanuel Valls qui reste le moins mauvais.
La Nouvelle-Calédonie devra tout de même se réformer profondément. On ne pourra pas conserver des retraites à 60 ans, l’indexation des fonctionnaires et autres dépenses extraordinaires assurées in fine par la France. Ces révisions douloureuses seront nécessaires dans tous les cas.


Enfin, si c’est la volonté de la France que la Nouvelle-Calédonie aie ce nouveau statut, les Calédoniens ne pourront pas s’y opposer. Si le parlement français réuni en congrès décide que l’indépendance association sera le nouveau statut de la Nouvelle-Calédonie, les Calédoniens n’ont strictement aucun moyen juridique de s’y opposer. Et les moyens politiques me paraissent extrêmement faibles. Les Français de métropole seront très probablement d’accord pour ce ne nouveau statut.

Il est même probable que si on faisait voter tous les Français, ils choisiraient l'indépendance pure et simple de la Nouvelle-Calédonie parce que, du point de vue financier, la Nouvelle-Calédonie est un boulet pour la France.

vendredi 9 mai 2025

Restriction du corps électoral

La restriction du corps électoral est une mesure antidémocratique qui devient de plus en plus insoutenable avec le temps. Si on maintient cette mesure, des personnes nées en Nouvelle-Calédonie, pouvant avoir jusqu’à 27 ans au moment du prochain vote, continueront à être exclues du vote pour les élections provinciales.

La raison invoquée pour maintenir cette injustice est que la CCAT a mis le pays à feu et à sang pour maintenir cette injustice.

Soit les français cèdent à la violence, soit ils ont le courage de supprimer complètement cette mesure antidémocratique. Il n’y a plus aucune raison aujourd’hui pour que le corps électoral pour les élections provinciales soit différent du corps électoral pour les élections législatives.

Christian Bernardi

jeudi 8 mai 2025

A Paris comme à Nouméa, Manuel Valls mis en échec par la droite

 C'est le titre d'un article du Monde de ce jour. Et voici les premières phrases de l'article.

"Les discussions engagées, du 5 au 8 mai, sur le statut de la Nouvelle-Calédonie entre indépendantistes et non-indépendantistes sous l’égide du ministre des outre-mer ont échoué, du fait de l’offensive de la droite loyaliste."

Et voici mon commentaire sur cet article :

Valls a voulu et veut encore un projet indépendantiste. Il n’est pas tout à fait aussi radical que le projet du FNLKS, mais il en est très proche. Seulement, la population calédonienne a rejeté ce projet par 3 fois. Si on votait aujourd’hui, il est probable que ce projet serait rejeté encore plus fermement par la population calédonienne.

L’auteur de l’article dit que c’est la droite qui a rejeté le projet de Valls. C’est peut-être vrai en terme de partis politiques, mais en terme d’idéologie, les projet de Valls et du FNLKS sont d’extrême droite. Ils prônent des différences de droits entre français en fonction de l’ethnie et surtout, ils refusent le droit du sol.

Concrètement, des Français nés en Nouvelle-Calédonie n’auront pas le droit de vote aux élections provinciales si on laisse le corps électoral gelé. La CCAT a organisé les émeutes de 2024 pour empêcher le dégel du corps électoral. Et Valls nous dit aujourd’hui que le corps électoral va rester gelé !

Christian Bernardi

lundi 28 avril 2025

Quelle sera la nationalité des Calédoniens?

On voit apparaitre en ce moment des tas de projets concernant la Nouvelle-Calédonie mais quelle sera la nationalité des Calédoniens ? Conserveront-ils la double nationalité Française et Calédonienne ? Cet élément essentiel est occulté dans tous les projets. J'habite depuis 25 ans en Nouvelle-Calédonie. Je ne suis pas citoyen Calédonien et je ne demande pas à l'être. Je trouve normal que je n'ai pas le droit de vote aux élections provinciales. Ce que je trouve anormal, c'est que les citoyens Calédoniens aient la double citoyenneté, Française et Calédonienne. Il faudrait que chaque citoyen Calédonien dise s'il choisit prioritairement la citoyenneté Calédonienne ou la citoyenneté Française. Après et après seulement, on pourra discuter d'un siège à l'ONU et autres fariboles. La situation est intrinsèquement explosive car cette clarification n'est pas faite. Par exemple, les règlements de l'Union Européenne ne s'appliquent pas en Nouvelle-Calédonie, mais les Calédoniens sont des citoyens européens comme les autres quand ça les arrange.

Christian Bernardi

lundi 27 janvier 2025

Après le congrès du FNLKS Du 25 et 26 janvier 2025

Voici des commentaires que j'ai fait sur un article du journal "Le Monde" :

Les exactions de la CCAT ont laissé la Nouvelle-Calédonie exsangue. Les incendies d’entreprises, d’écoles, de lycées, de cabinets médicaux, d’églises, de logements, de voitures, de bus et les meurtres et blessures ont provoqué le départ d’une petite partie des habitants, ce qui était probablement le but visé mais le coût a été exorbitant, notamment pour la partie la plus pauvre de la population. Le chômage a explosé. Il n’y a plus d’investisseurs, ni de constructeurs. Aucune perspective de redressement pour 2025. La Nouvelle-Calédonie va s’enfoncer dans cette crise. Le chômage ne va plus être indemnisé. Les retraites sont menacées.
Les extrémistes, très minoritaires et de plus en plus minoritaires et de plus en plus radicalisés, finiront par être balayés mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour. On peut espérer que ce sera fait en 2025, pour une reprise en 2026, mais il est possible que cela soit beaucoup plus long.

A l’approche du troisième référendum, l’UC a pris conscience que l’accession à l’indépendance était impossible par la voie des élections. Il y a eu changement de doctrine avec la création de la CCAT et les saccages de 2024. En ouvrant le congrès, Roch Wamytan a dit :"Il faut fermer cette parenthèse de la colonisation cette année. Il faut fermer la porte [...]. On va encore souffrir, il y aura encore des morts, mais on va continuer". Cette stratégie qui a échoué lamentablement a donc encore des adeptes mais ils vont être de plus en plus esseulés. La population a beaucoup souffert et va encore plus souffrir cette année 2025 , mais sans aucune avancée pour le camp indépendantiste. Roch Wamytan était le président du congrès. Il ne l’est plus. Le gouvernement était présidé par un indépendantiste, il ne l’est plus. Le FNLKS s’est scindé en deux. L’UC n’a pas encore explosé mais ce sera probablement le cas cette année. La violence a déjà perdu, mais la Nouvelle-Calédonie ne sera jamais aussi prospère qu’elle l’a été car il faut bien dire qu’elle vivait  et qu’elle vit encore des transferts en provenance de Métropole. La France n'est plus disposée à payer autant et le Nickel n'est plus rentable.

Christian Bernardi

mardi 3 décembre 2024

Une nouvelle organisation politique de la Nouvelle-Calédonie

 

J’ai écouté, ces derniers temps, Emmanuel Tjibaou, nouveau président de l’UC. Comme d’habitude, il cherche le consensus quitte à faire le grand écart. Finalement, il se pourrait que ses paroles ne cachent pas un grand vide mais un vrai projet.
Je me risque à essayer d’imaginer ce qui pourrait être un accord.

Il pourrait se résumer à 3 points :

1- Un Citoyen Calédonien est, par définition, un Français résidant en Nouvelle-Calédonie.

2- La Nouvelle-Calédonie est un état indépendant, associé à la France et gouverné par les Citoyens Calédoniens.

3-La Nouvelle-Calédonie délègue à la France, des compétences régaliennes


Explicitons ces 3 points.

Le point 1 signifie que les Calédoniens conservent la nationalité Française et qu’ils continuent donc à être Français quand ils sont en France. Cela signifie aussi que tout Français qui s’installe en Nouvelle-Calédonie devient automatiquement un citoyen Calédonien, sans aucun délai. Cela signifie que les Citoyens Calédoniens ont une double nationalité.
Par conséquent, les Calédoniens continuent à envoyer 2 députés et 2 sénateurs au parlement Français.
Tous les citoyens Calédoniens votent pour les élections provinciales.
La protection de l’emploi local ne peut s’appliquer aux Français résidant en Nouvelle-Calédonie puisqu’ils sont automatiquement citoyens Calédoniens.
Est-ce que la Nouvelle-Calédonie fait partie de l’Union Européenne ? C’est à discuter.

Les point 2 et 3 implique que La Nouvelle-Calédonie est souveraine et qu’elle pourrait changer son rapport à la France et à l’Union Européenne si le congrès de la Nouvelle-Calédonie le décidait.
Elle pourrait par exemple décider de ne plus déléguer certaines compétences régaliennes à la France. Ce pourrait être la monnaie qui ne serait plus le CFP.
Par contre, le congrès de la Nouvelle-Calédonie ne pourrait pas changer le point 1 qui est constitutif de l’organisation politique de la Nouvelle-Calédonie.

dimanche 20 octobre 2024

Qui doit payer pour les exactions ?

Les Calédoniens sont tous unis pour demander du pognon à l’état. Sur le reste, il ne sont d’accord sur rien. Le prétexte, aujourd’hui, pour demander de l’argent, c’est ceci : «  La responsabilité de l’État dans le niveau des destructions sur ce territoire est engagée, car il y a eu une défaillance dans l’exercice de protection des biens et des personnes ». Puisque l’État fait si mal son travail, il serait normal que tous revendiquent que la responsabilité du maintien de l’ordre soit transférée à la Nouvelle-Calédonie. Vu la façon dont sont gérées toutes les compétences déjà transférées, notamment l’économie, l’emploi et les impôts, je crains que le transfert de cette nouvelle compétence ne soit pas une réussite. Idée pour un prochain référendum. « Voulez-vous transférer à la Nouvelle-Calédonie la compétence du maintien de l’ordre ?». Normalement les partis indépendantistes devraient répondre oui et les autres aussi puisqu’ils critiquent avec autant de véhémence la gestion de l’État.

De plus, le maintien de l’ordre en Nouvelle-Calédonie coûte très cher à la France. Il serait normal que ce coût soit supporté par la Nouvelle-Calédonie.

Je rappelle que

1-Les impôts sur le revenu sont moins élevés en Nouvelle-Calédonie qu’en métropole.

2- Les droits sur les successions sont environ la moitié de ce que l’on paye en métropole.

3- Les Calédoniens partent à la retraite beaucoup plus tôt qu’en métropole.

4- Il n’y a pas d’impôt sur le patrimoine en Nouvelle-Calédonie.

5- Les fonctionnaires sont indexés à 1,75 à Nouméa et à 1,95 ailleurs.

Tant que ces anomalies ne sont pas corrigées, je ne vois pas pourquoi les Français de métropole devraient payer pour les Calédoniens, d’autant plus que le patrimoine moyen d’un Calédonien est beaucoup plus élevé que celui d’un Français de métropole.

Enfin la solidarité cela devrait jouer dans les 2 sens. En Métropole, un Calédonien est un Français comme tous les autres. En Calédonie, un Français de Métropole a moins de droit qu'un Calédonien, notamment en ce qui concerne l'emploi. Cela, ce sont bien les Calédoniens qui le veulent.

dimanche 21 juillet 2024

La violence en démocratie

La démocratie représentative est un régime fragile. On n’y emprisonne personne pour ses opinions. En retour, la violence pour défendre ses opinions ne peut y être tolérée. La seule arme tolérée est le bulletin de vote. Je considère que toute personne qui justifie la violence pour quelque raison que ce soit met en péril cette démocratie. C’est ma boussole principale aujourd’hui. C’est à cette lumière que je vote pour les uns ou les autres ou plutôt contre les uns et les autres. 

Or, cette justification de la violence s’est banalisée. Aujourd’hui, en France, c’est LFI qui se distingue, notamment par le soutien aux émeutes urbaines à la suite de la mort de Nahel. Certains écologistes avec leur soutien aux manifestations violentes ne sont pas mal non plus. Hier, le FN et LFI apportaient leur soutien à différents mouvements insurrectionnels comme celui des gilets jaunes. 

Aujourd’hui, je considère que le parti le plus dangereux pour la démocratie est LFI. Il est encore plus dangereux que le RN. Si, aujourd’hui, je devais choisir entre un candidat LFI et un candidat FN, je ne m’abstiendrais pas, je voterais pour le candidat FN.

En Nouvelle-Calédonie, nous avons la CCAT qui commet des actions violentes et qui met ouvertement en péril la démocratie. L’UC qui a créé la CCAT est sortie de la démocratie. Le reste du FNLKS combat très modérément ces violences et est donc vraiment limite. On assiste à une justification des violences vraiment insidieuse qui consiste à renvoyer à l’État la responsabilité de la violence. J’ai entendu Philippe Gomès reprendre sans sourcilier les arguments des indépendantistes. Non, l’État n’a commis aucun incendie, ni aucune exaction. Dire que l’État a essayé de faire passer une loi qui ne plaît ni aux indépendantistes, ni à Philippe Gomès et que cela justifie les violences est totalement inacceptable. C’est comme un mari violent qui justifie qu’il a battu sa femme parce qu’elle l’a énervé. Je le répète, en démocratie, rien ne justifie la violence. La seule violence justifiable est celle des forces de l’ordre pour faire respecter la loi.

La principale chose que l’on peut reprocher à l’État, c’est de ne pas être suffisamment efficace pour rétablir l’ordre. Oui, l’État est très lent pour rétablir l’ordre. Les gendarmes ont le droit de tirer sur les émeutiers que s’ils sont en légitime défense. Dans la pratique, c’est extrêmement difficile de respecter cette règle. Par exemple, si un émeutier tire sur un gendarme et part immédiatement en courant, que se passe-t-il si l’émeutier est touché dans le dos ? Il sera prouvé que le gendarme tireur n’était pas en légitime défense puisque l’émeutier ne lui faisait plus face. Dans ces conditions, le nombre de tirs venant des émeutiers est beaucoup plus important que le nombre de tirs provenant des forces de l’ordre. En plus tout émeutier tué devient un martyr et tout émeutier arrêté un prisonnier politique. 

Donc l’État fait ce qu’il peut. C’est facile de dire qu’il le fait mal, mais je doute que Philippe Gomès à la tête d’un gouvernement Calédonien, avec la responsabilité du maintien de l’ordre, aurait fait mieux. 

Philippe Gomès, ayant décrété que l’État était le principal responsable des violences en Calédonie, exige que l’État fournisse des milliards d’euros pour la reconstruction de la Nouvelle-Calédonie et pour son fonctionnement ultérieur. Il se trouve que l’État a une vision très différente de celle de Philippe Gomès. Il considère que les destructions en Nouvelle-Calédonie sont le fait des Calédoniens. Il considère que le fait que la Nouvelle-Calédonie autonome soit structurellement déficitaire n’est pas du fait de la France mais des Calédoniens. Il considère que c’est aux Calédoniens de faire les réformes qui permettraient qu’ils soient réellement autonomes financièrement. 

Je considère que l’État fait déjà trop en mettant gratuitement au service des Calédoniens, ses forces de l’ordre. C’est aussi l’État qui paye le fonctionnement de la justice, y compris des prisons. Pour moi, il ne devrait pas. 

Philippe Gomès devrait comprendre que seul l’État est capable de rétablir l’ordre et de reconstruire la Nouvelle-Calédonie. L’accuser de tous les maux peut conduire les Français non-Calédoniens à décider que le mieux qu’ils ont à faire, c’est de se débarrasser le plus vite possible de la Nouvelle-Calédonie. C’est probablement le but de beaucoup d’indépendantistes. Est-ce aussi le but de Philippe Gomès ? 

Si Philippe Gomès croit que l’État est prêt à verser des milliards dans un puits sans fond, il s’illusionne. S’il croit que la meilleure méthode pour obtenir de l’argent des ministres actuels, c’est de les rendre responsables des exactions en Nouvelle-Calédonie, il s’illusionne doublement.

Christian Bernardi 


dimanche 7 juillet 2024

Les élections législatives en Nouvelle-Calédonie

Le résultat des élections législatives en Nouvelle-Calédonie m’a surpris. Malgré mes 25 ans de Nouvelle-Calédonie, j’ai du mal à comprendre la mentalité des Calédoniens. Je finis par connaître très bien cette mentalité, mais j’ai toujours autant de mal à la comprendre.

Nous sommes toujours dans une phase de destruction du pays. Le jour même du second tour, il y a eu 7 cars jackings, une personne a été mise en joue avec une arme à feu et déshabillée. https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/province-sud/mont-dore/crise-en-nouvelle-caledonie-au-mont-dore-le-second-tour-des-legislatives-entache-par-les-car-jackings-1503998.html

Les 2 candidats indépendantistes sont membres de l’UC. La CCAT est une émanation de l’UC et elle est responsable des destructions et des exactions. Le montant des destructions s’élève à ce jour à 265 milliards CFP (2,2 milliards d’euros) et c'est loin d'être fini. Et pourtant, les électeurs ont voté massivement pour les candidats indépendantistes. Ils ont eu ensemble la majorité des suffrages au second tour alors que lors des référendums sur l’indépendance, ils ont été incapables d’approcher cette majorité, malgré un corps électoral beaucoup plus favorable aux indépendantistes.

Pour moi, il y a plusieurs raisons, la première est que le sentiment pour l’indépendance est très solide, plus solide que la peur de la misère. On verra si ce sera toujours le cas quand la misère sera installée en Calédonie. Peut-être aussi que les électeurs indépendantistes n’assimilent pas la CCAT à ces 2 candidats.

Enfin, il y a des électeurs Calédoniens qui sont pour l’indépendance mais qui disent « pas maintenant » comme les l’Eveil Océanien. L’éveil Océanien se situe dans le camp indépendantiste tout en ayant appelé à voter NON aux référendums.

Lors du débat du second tour entre Emmanuel Tjibaou et Alcide Ponga, on avait du mal à distinguer les 2 candidats. D’abord, ce sont deux Kanaks du même âge. Ensuite, ils semblaient d’accord sur tout. Pour les destructions, ils étaient d’accord pour dire que c’était la faute des Calédoniens. Il n’y a eu aucune polémique pour rejeter sur l’autre camp la responsabilité de ces destructions. Ils étaient d’accord pour dire que seul l’état pouvait empêcher le pays de sombrer dans la misère en payant pour la reconstruction du pays. Ils étaient d’accord pour dire que le rôle du député était d’obtenir cet argent. Quand on lui a demandé pourquoi l’état payerait ces destructions alors que la Calédonie est autonome de point de vue financier, Emmanuel Tjibaou a répondu. « La solidarité nationale, ça existe. Nous sommes français, il ne faudrait pas l’oublier ». Alcide Ponga disait la même chose.
J’ai dit que j’ai dû mal à comprendre la mentalité Calédonienne. J’ai peur que les députés Calédoniens n’aient pas encore compris la mentalité des Français de Métropole.

On a demandé avec insistance à ces candidats dans quel groupe, ils siégeraient. Cela n’avait pas l’air de les préoccuper. Alcide Ponga a dit qu’il siégerait à droite, sans plus de précisions et Emmanuel Tjibaou a dit : à gauche. Nous verrons s’il siégera dans le groupe LFI, dans le groupe socialiste ou dans un autre groupe. A cette heure, le député Metzdorf n’a toujours pas dit dans quel groupe, il siégerait, dans le groupe Renaissance, Horizons, LR ou RN. Cela ne préoccupe pas la grande majorité de ses électeurs.