Voici des commentaires que j'ai fait sur un article du journal "Le Monde" :
Les exactions de la CCAT ont laissé la Nouvelle-Calédonie exsangue.
Les incendies d’entreprises, d’écoles, de lycées, de cabinets
médicaux, d’églises, de logements, de voitures, de bus et les
meurtres et blessures ont provoqué le départ d’une petite partie
des habitants, ce qui était probablement le but visé mais le coût
a été exorbitant, notamment pour la partie la plus pauvre de la
population. Le chômage a explosé. Il n’y a plus d’investisseurs,
ni de constructeurs. Aucune perspective de redressement pour 2025. La
Nouvelle-Calédonie va s’enfoncer dans cette crise. Le chômage ne
va plus être indemnisé. Les retraites sont menacées.
Les extrémistes,
très minoritaires et de plus en plus minoritaires et de plus en plus
radicalisés, finiront par être balayés mais ce n’est pas encore
à l’ordre du jour. On peut espérer que ce sera fait en 2025, pour
une reprise en 2026, mais il est possible que cela soit beaucoup plus
long.
A l’approche du
troisième référendum, l’UC a pris conscience que l’accession à
l’indépendance était impossible par la voie des élections. Il y
a eu changement de doctrine avec la création de la CCAT et les
saccages de 2024. En ouvrant le congrès, Roch Wamytan a dit :"Il faut fermer
cette parenthèse de la colonisation cette année. Il faut fermer la
porte [...]. On va encore souffrir, il y aura encore des morts, mais
on va continuer". Cette stratégie qui a échoué lamentablement
a donc encore des adeptes mais ils vont être de plus en plus
esseulés. La population a beaucoup souffert et va encore plus
souffrir cette année 2025 , mais sans aucune avancée pour le camp
indépendantiste. Roch Wamytan était le président du congrès. Il
ne l’est plus. Le gouvernement était présidé par un
indépendantiste, il ne l’est plus. Le FNLKS s’est scindé en
deux. L’UC n’a pas encore explosé mais ce sera probablement le
cas cette année. La violence a déjà perdu, mais la
Nouvelle-Calédonie ne sera jamais aussi prospère qu’elle l’a
été car il faut bien dire qu’elle vivait et qu’elle vit encore
des transferts en provenance de Métropole. La France n'est plus disposée à payer autant et le Nickel n'est plus rentable.
Christian Bernardi
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